Sortir du binarisme conduit à revenir à la dialectique et à la pensée Marx, non qu’il ait décrit explicitement sa dialectique, mais parce qu’il l’a fait vivre dans ses pensées, écrits et actions, qu’il a voulu « remettre sur les pieds » la dialectique hégélienne¹.
Nous vivons, tant chacun d’entre nous que dans toutes nos appartenances collectives, au milieu d’un champ de tensions, d’un océan de contradictions. Chaque individu est soumis à des pulsions contradictoires qu’il arrive plus ou moins à maîtriser sans jamais les éliminer complètement. Il en est de même pour tout collectif humain, pour toute « société », dont la vie est faite d’attentes, d’aspirations et d’actions différentes sinon opposées.
¹ Postface de la seconde édition allemande du Capital.
